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LE CONFINEMENT SE FAIT TIRER LE PORTRAIT


La pensée déconfinée


A l'instar de nos corps partiellement libérés du carcan du confinement, la pensée, à son tour, se libère des limites qu'elle s'était assignée, enfermée qu'elle était dans le tempo quotidien des flashs info.


Nulle question ici d'aborder discussions et polémiques autour de la pandémie et de son traitement. Il s'agit plutôt de donner la parole à ceux que nous avons peut-être le moins entendu ces 8 dernières semaines. Entre l'importance de la parole accordée aux jeunes enfants pour leur bien-être émotionnel et psychologique et celle des adultes - experts ou non ; influents ou pas - où sont passés ces jeunes qui étaient, pour la plupart, en projection post-bac au jour 1 du confinement ?


Depuis l'annonce d'un bac accessible au contrôle continu, depuis l'annulation des stages de fin d'année pour certains, depuis le manque de visibilité sur la fin de leur parcours de lycéen et la poursuite de leurs projets, où sont-ils et que pensent-ils de tout cela ?




Le confinterview


Alors, l'idée nous est venue - un grand merci à El Gato de la Muerte - de détourner le concept du portrait chinois en proposant à notre entourage de s'exprimer en respectant quelques contraintes littéraires.


Mais tout d'abord, il y a eu discussion. Pandémie ou confinement ? De quoi allons nous traiter ? Le confinement a rapidement gagné la bataille ; lui qui a bouleversé nos habitudes de vie et notre sociabilité. Et la pandémie reste paradoxalement lointaine et inaccessible sauf aux experts médicaux et politiques. Et Michel Houellebecq l'a bien compris dans sa récente lettre lue sur France Inter : "Cette épidémie avait beau faire quelques milliers de morts tous les jours dans le monde, elle n'en produisait pas moins la curieuse impression d'être un non-événement. D'ailleurs, mes estimables confrères [...] n'en parlaient pas tellement, ils préféraient aborder la question du confinement."


Nous avons donc proposé un questionnaire pour que chacun décrive SON confinement. Pas besoin de justification ni de longues descriptions, juste quelques mots et la possibilité de poser ce moment au creux d'une parenthèse ; pour ne pas oublier mais continuer d'avancer.


Si le confinement était une couleur...

Si le confinement était une image...

Si le confinement était un son...

Si le confinement était un mot...

Si le confinement était un objet...


Et l'idée à plu, les réponses ont fusé... quelques nuits blanches plus tard, les premiers montages étaient prêts à être publiés.

Julien dans sa chambre



Yanette et son piano



L'éloge de la légèreté


La libre pensée dans sa version spontanée à cette beauté propre à la légèreté. Dans ces réponses, point de masque à usage unique ou pas, d'attestation de sortie numérique, de savon ou de gel hydro. Au-delà des quelques mots parfois drôles, parfois émouvants, se dessinent les tableaux de LEUR confinement ; chacun le sien mais tout y est. Les décors sont plantés, les personnages aussi, les scénarios sont écrits et les histoires peuvent s'écrire au coeur de cette parenthèse inédite.


Mais une fois écoutés, ces témoignages laissent cette trace indélébile et euphorisante comme un tatouage tout frais avec pour seul point commun - et non des moindres - ce don de la légèreté. Je ne pense pas que le confinement était en soi une chose pesante. Les circonstances l'étaient assurément. Et surtout son traitement médiatique a posé une chape de plomb sur nos épaules d'adultes responsables à grand renfort de statistiques quotidiennes morbides et parfois incompréhensibles, de prévisions économiques catastrophiques, de reportages et de conseils tantôt culpabilisants tantôt infantilisants ; souvent contradictoires.


Et même si nous pouvons débattre aujourd'hui de ce que sera le futur de nos vies, même si nous pouvons nous interroger sur la réalité des changements à venir, le confinement n'était qu'une parenthèse que les plus jeunes ont su aborder avec bien plus de recul que grand nombre d'adultes. Donner la parole à la jeunesse, de prendre le temps de l'écouter, c'est aussi rapporter un peu d'oxygène dans nos vies en apnée permanente.





Un grand merci à Félix, Julie, Yanette, Salomé et Ziggy pour leur participation.

Le temps d'une autre nuit blanche, les 2 autres interviews suivront dans un futur post.


#deconfinement #interview #parole #portraitchinois

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