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LES ARTS GRAPHIQUES DANS LA TOURMENTE


Pour faire écho à la tribune de Stéphane Corréard, critique d’art, co-fondateur de la galerie Loeve&Co et fondateur du salon Galeristes, dans Libé du 11 mai dernier sur la place des arts visuels dans le champ culturel français, je voudrais revenir aujourd'hui sur deux points qui, parce qu'ils me touchent peut-être plus, me paraissent essentiels.


Tribune de Stéphane Corréard - Libération


Déjà non bénéficiaires - au contraire du livre, de la musique et du cinéma - des mécanismes de soutien et de régulation créés depuis les années 80, les arts visuels sont aujourd'hui non seulement les grands oubliés des plans d'urgence post-pandémie mais aussi à la merci d'un marché de l'art prédateur, soumis aux diktats financiers et compétiteurs des grands mécènes. Deux points - parmi d'autres - sont essentiels pour donner une légitimité à notre pratique artistique.



Mettre l'art à l'école


C'est indéniable, l'éducation par le prisme artistique est rentrée dans nos établissements scolaires et en particulier à l'école primaire introduisant non pas de la pratique artistique mais renvoyant à des valeurs relevant du rapport au monde : pédagogie différenciée, travaux croisés, thématique de l'intelligence sensible.



Malgré tout, je souhaiterais, déjà en tant que parent, ne plus m'entendre dire qu'une orientation en filière artistique pour votre enfant.... ce n'est pas une préparation à un métier. Je souhaiterais que les professeurs d'arts plastiques ne soient pas des intérimaires de l'Education Nationale, interchangeables et sous-qualifiés. Je souhaiterais que les arts plastiques trouvent leur place à l'école au même titre que les autres enseignements y compris canoniques.



Encadrer les concours graphiques


Actuellement, participer à un concours graphique se résume à remplacer gratuitement une prestation qui devrait être rémunérée sans parler de l'accaparation des droits sur les soumissions des candidats ou des exploitations commerciales sans cession de droits officielle.


Le concours graphique de la fête du cinéma en 2017... 5000 euros pour le gagnant, un an de cinéma pour les 9 finalistes et des posts sur Facebook mais surtout des heures de travail pour les graphistes et un maximum de publicité gratuite pour les organisateurs


Alors, il faut le dire et le redire encore : non, on ne paie pas les gens avec de la soi-disant "visibilité" et oui, il serait temps de penser un cadre juridique pour faire cesser ces pratiques douteuses et malhonnêtes dont parfois l'Etat est le premier à user.

Ressources et billets d'humeur sur les concours graphiques : le kit de survie des métiers graphiques


Au-delà des demandes urgentes et de l'application des aides exceptionnelles, notre secteur doit lui aussi faire entendre sa voix et profiter de ce temps "à part" pour faire bouger les lignes de notre statut.


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Opération Restart

A l'occasion de ce post, retour sur l'opération "Restart" pour favoriser la relance économique du secteur dans laquelle dix entreprises françaises du secteur de la communication s'engagent à proposer des remises commerciales à leurs clients et à faire des dons à des associations sur chacune des commandes validées.

Plus d'info sur Industries créatives


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